
Le marché immobilier marocain, longtemps centré sur les grandes métropoles comme Casablanca, Rabat, Marrakech ou Tanger, connaît aujourd’hui une transformation majeure. Les villes moyennes, notamment Tétouan, Agadir, Oujda, El Jadida, Beni Mellal, Safi et Nador, émergent progressivement comme de nouveaux pôles d’attractivité. Ce rééquilibrage territorial résulte de l’évolution de plusieurs dynamiques économiques, sociales et urbanistiques qui redéfinissent les zones d’investissement dans le pays.
La première tendance marquante concerne la hausse de la demande résidentielle dans ces villes moyennes. Face à la flambée des prix dans les grandes agglomérations et au coût de la vie en constante augmentation, de nombreux ménages recherchent des alternatives plus accessibles. Les villes moyennes offrent ainsi des logements abordables, une meilleure qualité de vie, des quartiers moins congestionnés et des infrastructures modernisées. Ces éléments attirent particulièrement les jeunes familles et les cadres, séduits par un cadre urbain plus équilibré alliant services, tranquillité et prix maîtrisés.
Parallèlement, ces villes bénéficient d’importants investissements publics visant l’amélioration des infrastructures et de la mobilité. Le renforcement des réseaux routiers, la construction d’hôpitaux, d’universités ou encore de zones industrielles, ainsi que le développement de projets touristiques comme les marinas ou les stations balnéaires, contribuent à renforcer leur attractivité. Grâce à ces efforts, elles deviennent mieux connectées, plus fonctionnelles et plus accueillantes pour les habitants comme pour les investisseurs.
certains projets immobiliers récents ou en développement dans les moyennes villes du Maroc en 2025 :
À Oujda, le projet Oujda City Center prévoit 2 500 unités avec un investissement de 2 milliards MAD, visant à créer un nouveau pôle urbain dynamique dans cette ville moyenne de l’Oriental.
Des villes moyennes comme El Jadida, Tiznit, Béni Mellal, Nador, Ouarzazate et Berrechid bénéficient d’investissements importants pour des zones industrielles, infrastructures modernisées, et équipements publics adaptés qui intègrent aussi des projets immobiliers.
Dans la région de Casablanca, autour de Sidi Maârouf et Zenata (zones périurbaines nouvelles), on observe des projets mixtes incluant logements et bureaux avec un fort adossement à des infrastructures durables.
Agadir se distingue par un plan majeur Agadir 2030 projetant 12 000 nouveaux logements et un technopôle agroalimentaire dans une logique d’expansion urbaine intermédiaire.
Le gouvernement lance également un programme spécial de logement locatif intermédiaire dans certaines villes moyennes (Agadir, Fès, Salé, Mohammedia, Tanger…) pour faciliter l’accès à la classe moyenne.
Ces projets concernent souvent de grandes opérations d’aménagement urbain intégrant à la fois du logement, des activités économiques, et des infrastructures publiques. La tendance est marquée par la volonté de décentralisation, de développement durable, et d’amélioration des habitations pour la classe moyenne dans ces villes dites moyennes.
Ce développement permet d’équilibrer croissance, inclusion sociale, durabilité, et diversification économique, tout en améliorant la qualité de vie des habitants et en valorisant les ressources régionales.
MAZA
Laisser un commentaire