À Casablanca et dans les grandes villes marocaines, la pression foncière et la spéculation immobilière s’accentuent avec la révision des plans d’aménagement urbain.
Le principal problème concerne les terrains dont le zonage est modifié, par exemple lorsqu’une zone de villas devient constructible pour des immeubles de plusieurs étages. Cette modification peut multiplier fortement la valeur du foncier, parfois jusqu’à plus de 20 000 DH/m² dans certains quartiers.
Cependant, certains propriétaires préfèrent conserver leurs biens sans les reconstruire ni les vendre, dans l’espoir d’une nouvelle hausse des prix. Cette rétention réduit l’offre de terrains disponibles et contribue à la hausse des prix du logement.
Face à cette situation, des promoteurs immobiliers discuteraient avec le ministère de l’Économie et des Finances de la création d’une taxe annuelle sur les biens bénéficiant d’un surzonage mais restant inexploités. L’objectif serait de créer un coût de détention suffisamment important pour encourager les propriétaires à vendre ou à développer leurs terrains.
Le dispositif pourrait s’inspirer de la taxe sur les terrains urbains non bâtis, mais son application nécessiterait de définir précisément son calcul, son recouvrement et l’administration responsable.
En résumé : le débat porte sur la création d’un mécanisme fiscal permettant de lutter contre la rétention foncière et la spéculation liée aux changements de zonage, afin de libérer davantage de foncier constructible et de limiter la pression sur les prix immobiliers.
Source : Ici

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